RENCONTRES AVEC LE GOUVERNEMENT
Conformément à ce que nous avons dit au mois de juin dernier, nous refusons de rencontrer le Gouvernement du Pays en réunion tripartite tant que l’Assemblée de la Polynésie française ne se sera pas prononcé définitivement sur le retrait de la loi SOMMERS.
C’est la première fois dans l’histoire de la démocratie, qu’une loi votée par une assemblée souveraine est ainsi mise en « stand by ». Même la loi sur le CPE qui a fait couler beaucoup d’encre a été promulgué par le Président de la République avant que le Parlement ne l’abroge dans la foulée. L’assemblée de Polynésie a voté la loi SOMMERS, le Gouvernement avec sagesse, a décidé son renvoi en 2e lecture. Un vote doit maintenant intervenir de manière formelle.
Nous ne pouvons rester à la merci d’un vote en catimini sur ce dossier.
PROJET TE AUTEAERAA
Nous l’avons déjà dit, nous demandons son retrait pur et simple. Par contre, le Gouvernement précédent avait commencé le chantier de la charte Tahiti Nui 2015. Ce chantier qui incluait un volet de réforme des prestations sociales et de leur financement devait mettre autour de la table des discussions des personnes issues de tous horizons politiques, religieux, socio-économiques et du monde associatif. Un consensus océanien aurait pu se dégager et ainsi une réforme acceptée par tous aurait pu être entreprise.
D’ailleurs, le Président Oscar TEMARU avait annoncé peu après son élection, qu’il souhaitait voir ce chantier poursuivi.
A TIA I MUA demande sa remise en route afin que l’avenir de notre protection sociale soit assuré.
COUT DE LA VIE
Comme nous l’avions dénoncé au mois de juin, nous constatons un dérapage de l’indice des prix en grande partie dû aux nouvelles taxes. Il apparaît que rien n’est fait pour tenter de faire baisser le prix à court ou moyen terme. Au contraire, la hausse décidée des frais de manutention portuaires ne manqueront pas de peser sur les prix rapidement.
Nos revendications salariales cette année ne manqueront pas de refléter ces augmentations importantes. Il n’est en effet pas acceptable que les salariés supportent des baisses de pouvoir d’achat.
FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE
L’année dernière, le Ministre de la Fonction Publique avait décidé de donner la priorité aux retards d’avancement des fonctionnaires. Un milliard a été voté par l’Assemblée pour financer ce retard et une délibération a été votée pour régler les problèmes juridiques.
Les premières commissions paritaires de régularisation se sont tenues mais force est de constater qu’elles n’ont pas été concrètement suivies d’effet pour les fonctionnaires. S’agit-il d’instructions gouvernementales ou d’insuffisances des services ?
Nous demandons au ministre de régler ce problème qui empoisonne la vie de tous les agents publics afin que l’on puisse se mettre au travail sur d’autres sujet comme la réforme de certains statuts ou la formation.
ELEVES EDUCATEURS
Depuis des années nous réclamons des créations de postes au services des affaires sociales mais en réponse nous n’obtenions, avec une certaine réalité, hélas que des: « pas assez de personnes qualifiées, manque de travailleurs sociaux diplômés sur le territoire ! »
C’est avec grande satisfaction, nous avons vu s’ouvrir l’Institut régional en 1998.
Depuis des années les délégués du personnel du service des affaires sociales réclamaient la remise en place des bourses professionnelles, point de revendication des dernières grèves dans ce service afin d’attirer des jeunes dans ce métier et surtout leur permettre de faire ces études prioritaires dans de bonnes conditions. Or, aucune bourse n’est accordée.
A la rentrée d’août 2006, ouverture sur le territoire de l’école d’Assistantes Sociales. Nous ne pouvons qu’applaudir. Le jour de l’inauguration, Mme la ministre de la Solidarité fait même une annonce surprise : une bourse de 150 000 F accordée aux élèves assistants sociaux. Encore une fois nous sommes heureux de voir que nos revendications sont prises en compte. Cependant, nous nous posons la question : Les futurs éducateurs spécialisés sont ils si inintéressants ou incompétents pour que leur ancienne demande d’aide ne soit pas prise en compte ?
C’est pourquoi la confédération A TIA I MUA ses représentants du service des affaires sociales s’associent aujourd’hui à la colère des étudiants de l’IRFE et soutiennent totalement leur mouvement de protestation . Eux aussi ont le droit d’étudier dans les meilleures conditions, eux aussi ont le droit aux encouragements des instances de ce pays.
ça y est, la Loi SOMMERS a été votée...