CONFLIT ENTRE LA CPS ET LE SYNDICAT DES MEDECINS LIBERAUX
Avant tout, nous tenons à dire que nous n’avons aucun conflit avec les autres professionnels de santé libéraux avec qui les relations conventionnelles se passent pour le mieux.
Le syndicat des médecins libéraux est entré en conflit avec la CPS essentiellement à cause de la décision courageuse du Pays de les obliger à cotiser au RNS. Nous admirons cette position qui en dit long sur l’esprit de solidarité qui anime l’équipe dirigeante du syndicat. De plus les sommes en jeu sont considérables : au maximum 50 000 F par mois pour ceux qui font plus de 750 000 F de bénéfice.
QUELLE HORREUR quand on sait les revenus de cette catégorie de professionnels.
Hier soir, les médecins et les administrateurs de la CPS ont convenu que la convention actuelle irait à son terme à savoir juin 2008 et serait renégociée dans l’intervalle.
Cependant, les exigences des médecins sont inacceptables :
- Possibilité de fixer des prix libres
- Mise en place de tiers payant même pour les médecins non conventionnés
- Augmentation systématique des tarifs à la demande du syndicat
- Aucun contrôle de leur activité possible
A TIA I MUA veut une convention pour que les malades soient remboursés, mais pas à n’importe quel prix. Rappelons quand même que ce sont les cotisants qui payent les médecins au travers de la CPS. Nous avons déjà été obligés d’augmenter les cotisations cette année, il n’est pas possible d’aller plus loin.
Au cas où aucun accord, n’est trouvé avec le syndicat des médecins, A TIA I MUA exige que soient proposées des conventions individuelles avec les médecins qui voudront bien les signer. Nous sommes en effet intimement persuadés que la position du syndicat des médecins ne reflète pas l’opinion de la majorité d’entre eux pour qui le serment d’Hippocrate signifie encore quelque chose.
Dans tous les cas, comme nous le disons depuis plusieurs années, il convient de réformer le système si nous voulons sauvegarder notre protection sociale généreuse et la qualité des soins aux patients et nous réitérons notre appel à des assises de la protection sociale.
EDUCATION
Depuis de nombreuses années, l’Education Nationale, aujourd’hui sous la tutelle du Pays, emploie des agents contractuels pour faire face à la vacance de certains postes d’enseignants. Ils sont souvent en poste dans les îles où les titulaires ne veulent pas aller. Ils sont mutés d’office dès lors qu’un titulaire veut le poste.
Hormis certains abus par rapport à ces salariés, le système fonctionnait à peu près correctement. Or, depuis cette année scolaire, il a été décidé de ne plus faire des contrats de 1 an mais des contrats de dix mois afin de ne pas payer les agents pendant les congés scolaires. De plus, les agents ayant 6 ans d’ancienneté sont systématiquement écartés. Or, depuis plusieurs années, le nombre de ces agents contractuels ne cesse d’augmenter malgré les retours au Pays de titulaires polynésiens et l’apport d’expatriés.
Il est inacceptable que ces employés soient traités comme des Kleenex dès lors que pour la plupart, ils ont servi le Pays pendant plusieurs années.
Une solution a été trouvée pour les surveillants en les intégrant dans la fonction publique territoriale. La même solution pourrait être mise en œuvre pour ces enseignants. Il conviendrait de créer un corps d’accueil dans la fonction publique territoriale afin d’accueillir le volant d’enseignants nécessaires à la continuité du service public d’éducation comme cela avait été fait autrefois avec les instituteurs suppléants.
Dans l’attente d’une solution durable pour ces agents, nous exigeons la prolongation des contrats à l’ensemble de l’année scolaire et la réintégration des agents ayant 6 ans d’ancienneté qui ont été jetés comme des malpropres et remplacés cette année.
BANQUE DE TAHITI
Le 14 novembre 2007, notre confédération convoquait la presse pour dénoncer, en autre, le projet CONVERGENCE de la Banque de TAHITI - CAISSE D’EPARGNE.
78 jours après, nous sommes contraints à nouveau d’alerter d’une façon encore plus véhémente les autorités du pays de la poursuite du dit projet.
En effet, à cause de menaces et de pressions, assimilables à du harcèlement moral tels que :
· adhérents et élus A TI A I MUA mutés,
· élus terrorisés,
· interdiction faite aux membres de la Confédération A TI A I MUA d’accéder aux locaux de la banque,
exercées par la direction, il a été possible de procéder à une nouvelle consultation du CE le 20 décembre 2007, conduisant à l'approbation à l’unanimité le projet CONVERGENCE.
Fort de cet accord, le directeur, préoccupé uniquement par sa carrière personnelle et opportuniste, et qui n’a strictement rien à faire de la Polynésie en général et de ses salariés et de leur famille en particulier, envoyait à ses chefs l'infâme accord arraché de haute lutte.
Nos camarades des autres DOM TOM ont tous refusé de recevoir les missionnaires parisiens et ont tous courageusement refusé l'ignominieux projet.
Pire, un Comité Central d’Entreprise réuni à PARIS le 18 janvier 2008 aboutissait à une déclaration commune de tous les syndicats sans exception pour dénoncer la gestion de la CAISSE d’ÉPARGNE à travers le projet de cette banque.
Il devient évident que l’analyse d'A TI A I MUA a été, depuis le début, pertinente.
Il n’est pas question que nous acceptions que la Banque de Tahiti devienne le « fossoyeur et liquidateur» de notre économie et de notre emploi local (60 emplois devraient être supprimés).
A TI A I MUA interpelle donc, tous les responsables politiques, afin que soient prises toutes les mesures nécessaires pour cadrer ce petit monsieur carriériste, n’hésitant pas à employer des méthodes d’intimidation infamantes.
A TI A I MUA demande qu’une loi de pays soit prise dans les plus brefs délais pour :
1) Obliger toutes les filiales locales à avoir un back up informatique local fonctionnant en mirroring en temps réel,
2) Obliger toutes les entreprises à conserver une sauvegarde locale,
3) Interdire toutes mutations des polynésiens hors la Polynésie sans mise en place de contrats expatriés dans le cadre de projet type CONVERGENCE,
4) Consulter préalablement les instances représentatives du personnel et des autorités du pays pour tout projet d'envergure, comme déjà prévu par les textes et à défaut des sanctions pénales plus dissuasives,
5) Condamner le harcèlement moral.
A TI A I MUA dénonce cette tentative de déstabilisation de l’économie de notre pays et de notre tissu social par de petits machiavels à la recherche de profits strictement personnels au détriment des intérêts collectifs de la population polynésienne
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.
J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.
Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque